communiqué
Bilan du marché français de la musique enregistrée au 1er semestre 2026
Le marché français de la musique enregistrée atteint 449 M€ HT sur les six premiers mois de l’année, en hausse de 3,5% par rapport à la même période de 2025.
Cette dynamique repose avant tout sur les abonnements aux plateformes de streaming, dont les revenus augmentent de 7,5%. Avec 291,5 M€, ils génèrent désormais 65% du total des revenus physiques et numériques (+2,5 points sur un an). Ce modèle poursuit sa croissance dans les usages des Français, tout en conservant un important potentiel de développement.
Le numérique dans son ensemble progresse à un rythme plus lent (+5,2%) sous l’effet d’un repli des revenus provenant de la publicité sur les plateformes vidéo.
Le marché physique recule de 3,4%, une évolution principalement liée à la baisse des ventes de CD (-14,4%). À l’inverse, le vinyle gagne du terrain (+5,8%) et confirme son statut de premier support physique en valeur.
Au terme de ces six premiers mois, le marché démontre sa capacité à conjuguer développement du numérique et diversité des usages. Si le premier semestre représente traditionnellement un volume d’affaires plus limité que le second, cette progression constitue un signal encourageant pour l’ensemble des acteurs de la musique enregistrée.
IA dans les classements : des principes clairs pour écarter les titres développés à l’aide de l’intelligence artificielle.
Le Snep met en œuvre depuis mai 2026 des principes définissant les conditions d’éligibilité des titres développés à l’aide de l’intelligence artificielle générative dans les classements officiels français .
Ce cadre distingue en premier lieu les enregistrements assistés par IA mais issus d’une démarche créative conduite par des humains de ceux qui sont entièrement générés par intelligence artificielle.
Pour être éligible aux classements, un enregistrement développé à l’aide de modèles d’IA doit répondre à trois critères principaux :
- L’enregistrement résulte d’une intervention humaine substantielle ;
- Le recours à l’intelligence artificielle générative est porté à la connaissance du public de manière claire et transparente ;
- Le service d’intelligence artificielle utilisé est autorisé et respecte le cadre réglementaire et légal applicable en France .
En complément de ces critères, l’enregistrement lui-même doit être conforme à l’ensemble du corpus normatif, notamment en matière de droit d’auteur, de droits voisins et de droits de la personnalité. Il ne doit soulever aucune suspicion de manipulation des écoutes ou des classements, et sa mise à disposition du public ne doit pas contrevenir aux conditions d’utilisation du service d’IA générative employé.
Déployés depuis plusieurs semaines dans les classements publiés par le Snep et ses partenaires, ces principes sont d’ores et déjà pleinement opérationnels en France. Ils se fondent sur les principes généraux du droit et sur les règles dont la profession s’est dotée.
Ces critères ont été développés dans le cadre d’une coopération internationale avec l’IFPI et les homologues du Snep à l’étranger. Ils s’appuient en outre sur les travaux menés par la professeure Alexandra Bensamoun pour le Conseil Supérieur de la propriété littéraire et artistique (rapport de mission relatif au statut des productions de l’intelligence artificielle, juillet 2026).


