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CHRISTOPHE MONNIOT – MARC DUCRET

Dernier Tango

15,00 

Quelle ne fut pas mon impatience lorsqu’il y a quelques mois, j’ai appris que deux musiciens que j’admire et avec qui j’ai eu le grand plaisir de collaborer auparavant, avaient décidé de mettre en œuvre un répertoire pour un nouveau duo, leur premier ensemble.
Tous deux réputés autant pour la pratique de leurs instruments respectifs que pour leurs qualités de compositeurs et d’orchestrateurs, à quelle démarche pouvions-nous nous attendre ?
En effet, la majeure partie de leurs productions aura jusqu’ici consisté en des formes plus fournies en termes d’effectifs. En témoignent le sextet Une nouvelle Terre (dans lequel œuvrait déjà Ducret) et l’orchestre de 11 musiciens pour la Jericho Sinfonia de Monniot. De même pour le sextet Métatonal (avec la présence de Monniot) et les 12 musiciens du Tower-Bridge de Ducret.
Pas qu’ils ne soient cependant tous deux déjà aguerris à l’exercice de la plus petite forme de groupe qui soit – Monniot avec le pianiste Emil Spanyi ou l’accordéoniste Didier Ithursarry (mais aucun guitariste jusqu’à présent) et Ducret avec Liudas Mockūnas aux saxophones ou Samuel Blaser au trombone (déjà des ‘soufflants’, pour le coup) entre autres.
Le résultat est un duo que je qualifierais de très « orchestral » – grâce aussi à de judicieux choix de timbres ; Monniot aux 3 saxophones (sopranino, alto et baryton) et Ducret avec ses divers modes de jeu (et diverses guitares). Un enchaînement d’ambiances variées (où lyrisme et angularité cohabitent avec bonheur) mais d’une grande cohérence et, s’ils ont choisi de titrer leur album Dernier Tango, il est désormais à espérer que ce ne sera pas leur dernière danse.
Stéphane Berland (Ayler Records), juillet 2022

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